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Marguerite

(Paris, 1656 - Paris, 1746)

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Portrait de Jean-Baptiste Forest
Huile sur toile
Salon de 1704
Don de Jules Brame en 1861
Inv. P. 328

Le grand portraitiste du temps, Nicolas de Largillierre, campe avec autorité et un sens évident de la psychologie le modèle, Jean-Baptiste Forest, peintre paysagiste, mais aussi son beau-père. Le personnage est représenté en habit de peintre - houppelande et bonnet - et porte palette et pinceaux. Ce portrait est l’une des grandes réalisations de Largillierre. La pose est peu académique, le fond à peine esquissé met en valeur le personnage. Les tonalités employées sont riches et harmonieuses : rouge chaud du velours, or du gilet et pour la doublure de fourrure, toutes ces notations se retrouvent dans la carnation du visage et dans le mur du fond de l’atelier. L’intensité de la lumière brun doré et le jeu des couleurs montrent l’admiration de Largillierre pour Rubens et surtout Rembrandt.

Portrait de Marguerite-Elisabeth de Largillierre (1701-1756)
1726
Huile sur toile d’origine avec cadre d’époque
Signé au dos de la toile :"Peint par N. de Largillierre"

La galerie présente une autre œuvre du même artiste : le "Portrait de Marguerite-Elisabeth de Largillierre(1701-1756)". Ce tableau bénéficie d’un pedigree exceptionnel, étant demeurée jusqu’à nos jours dans la famille de l’artiste. Le modèle se révèle être la fille aînée du peintre, Marguerite-Elisabeth, l’année de son mariage, en 1726, avec le commissaire des guerres, Jean-Baptiste Houzé de La Boullaye. Agée de 25 ans, le regard doux mêlé d’une pointe de complicité, la jeune femme pose, vêtue de brocard, de velours et de dentelles ; la chevelure poudrée est parée de pierres précieuses et de perles, symboles du mariage. Les fleurs d’oranger piquées dans les cheveux, et les oeillets blancs et rouges montés en broche comme ornement de corsage renvoient à la pureté des sentiments et à l’amour sincère.

Ces deux chefs-d’œuvre réunis forment un ensemble unique et remarquable qui s’inscrit dans l’intimité de la famille Largillierre. Ils attestent aussi de la magnificence de son talent de portraitiste, à vingt-deux années d’écart : d’une part, le portrait familier de Forest, interrompu dans son œuvre pour prendre la pose, et d’autre part, le délicat portrait d’apparat de Marguerite-Elisabeth. Au réalisme à la flamande et à la jovialité du premier, répond l’élégance raffinée à la française et la pudeur de la seconde, la richesse de la gamme chromatique rouge, déclinée en deux tons, insufflant vie et chaleur aux deux modèles.

Le "Portrait de Marguerite-Elisabeth de Largillierre" a été acquis grâce au mécénat de Groupama.

© Palais des Beaux-Arts de Lille. Photo : Hugo Maertens. © Palais des Beaux-Arts de Lille. Photo : Michel Nguyen.